Le Printemps

Le port de Redon, et plus généralement le pays de Basse Vilaine, a connu depuis le moyen-âge jusqu’au début du 20e siècle une activité portuaire importante, son apogée se situant dans les années 1820 à 1870.

Redon était une place forte du cabotage et du trafic maritime avec, notamment une campagne de mer hauturière très importante dans les années 1820. Ses quais étaient couramment fréquentés par des trois mâts barques, des bricks, des goélettes et des chasse-marées qui ont contribué à l’essor du pays, aussi bien par son commerce que par ses chantiers de construction navales.

En 1790 le rapport de l’amirauté de Vannes précisait que Redon représentait un site de construction navale (23.923 tonneaux) plus important que ceux d’Auray, de Vannes et même que Lorient.

Le Printemps

Ce brick-goélette de 140 tonneaux est lancé en 1882 par les chantiers Mabon situés sur les bords de Vilaine à Saint Nicolas de Redon (Loire Atlantique).

Il fait partie d’une flotte de caboteurs qui relient la Bretagne sud au reste de l’Europe. Une grande partie de son activité commerciale consiste à transporter des poteaux de mine issus des forêts bretonnes vers le Pays de Galles. Le voyage retour se fait alors avec un chargement de charbon.

Bien d’autres affrètements complètent les armements annuels du navire : marbre, différents minerais, céréales et même, à quelques occasions, du sel et de la morue.

Les navigations du Printemps

Le Printemps sombrera au large des côtes de Cornouailles au matin du 28 avril 1912 après avoir été abordé dans la nuit par un vapeur allemand, le Rostock , qui recueillera l’équipage et le déposera à Newhaven.

Toute la vie de ce navire, à travers l’histoire des 4 capitaines qui l’ont servi, est évoquée dans le livre de Pierre Josse disponible à la boutique d’Amarinage.

couverture livre